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lundi, 24 septembre 2018

Soins dentaires (24 09 2018)

Question de sénateur et réponse ministérielle publiées le 6 septembre 2018 sur le site du Sénat (cliquer ici pour accéder au site du Sénat)

http://www.senat.fr/questions/base/2018/qSEQ180303936.html

Question écrite n° 03936 de M. Yves Daudigny (sénateur de l’Aisne)

Yves Daudigny interroge Mme la ministre des solidarités et de la santé sur l'avenir de la médecine bucco-dentaire.

 
Le reste à charge zéro tel qu'il est proposé par l'assurance maladie contredit les objectifs de prévention poursuivis par le Gouvernement, dans la mesure où il survalorise les soins prothétiques (qui ne sont jamais que l'échec d'une stratégie préventive efficace) et constitue un effet d'aubaine propice à l'augmentation des volumes de ces soins.

 
Les premiers bénéficiaires ne seront autres que les centres de santé dentaire, dont les soins sont bien plus dictés par la politique du chiffre que la pertinence des actes, à l'image du célèbre exemple Dentexia.

 
Il importe aujourd'hui de rénover la nomenclature afin de permettre aux professionnels de prodiguer des soins conformes aux données acquises et actuelles de la science, dont le but est la préservation de la dent en minimisant les gestes thérapeutiques. Or, la logique des plafonds imposés sur les soins prothétiques ne permettra pas aux chirurgiens-dentistes de dispenser ces soins innovants dans le cadre conventionnel.

 
Par ailleurs, la majorité des pathologies dentaires étant évitables, un investissement résolu dans la prévention se soldera par une diminution sensible et rapide du recours aux soins, et donc de la dépense liée. Conformément au souhait des professionnels, nombreux et biens formés, plusieurs mesures permettraient d'instaurer un système préventif bénéfique pour la santé de nos concitoyens : création d'un corps sanitaire intermédiaire sur le modèle des hygiénistes dentaires, instauration d'un reste à charge comportemental incitant les patients à suivre les mesures de prévention, développement de l'éducation thérapeutique, intégration à la nomenclature des techniques innovantes permettant de prévenir le délabrement de la dent… 


Aussi, il aimerait connaitre ses intentions afin de faire bénéficier nos concitoyens des plus hauts standards médicaux en matière de santé bucco-dentaire.

Réponse du Ministère des solidarités et de la santé publiée dans le JO Sénat du 06/09/2018 p. 4608

 

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jeudi, 20 septembre 2018

Soins en Europe : remboursement (20 09 2018)

Question de sénateur et réponse ministérielle publiées le 6 septembre 2018 sur le site du Sénat (cliquer ici pour accéder au site du Sénat)

http://www.senat.fr/questions/base/2017/qSEQ171202484.html

Question écrite n° 02484 de M. Jean Louis Masson (sénateur de la Moselle)

Jean Louis Masson attire l'attention de Mme la ministre des solidarités et de la santé sur le cas de ressortissants français ayant subi en urgence des soins dans un autre pays de l'Union européenne. Or même lorsque les justificatifs et le dossier complet sont renvoyés à leur caisse primaire d'assurance-maladie (CPAM), celle-ci répond que les demandes sont retransmises à un service à Vannes, ce qui nécessite plus de quatre mois pour obtenir les remboursements.

 

Une telle dérive étant tout à fait inacceptable, il lui demande les mesures qu'elle envisage pour remédier à une telle situation.

Réponse du Ministère des solidarités et de la santé publiée dans le JO Sénat du 06/09/2018 p. 4606

 

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vendredi, 17 août 2018

Alzheimer : déremboursement de médicaments (17 08 2018)

Question de sénateur et réponse ministérielle publiées le 9 août 2018 sur le site du Sénat (cliquer ici pour accéder au site du Sénat)

http://www.senat.fr/questions/base/2018/qSEQ180806419.html

Question écrite n° 06419 de M. Jean-Claude Tissot  (sénateur de la Loire)

Jean-Claude Tissot attire l'attention de Mme la ministre des solidarités et de la santé sur le déremboursement annoncé, à compter du 1er août 2018, de quatre médicaments prescrits dans le cadre du traitement de la maladie d'Alzheimer. Cette décision apparaît comme injustifiée pour la majorité des professionnels de santé au regard de l'action de ces spécialités, reconnues pour retarder le processus de dégradation de l'état des patients dans les premières années de la maladie. Elle suscite la colère des malades et de leurs familles, ainsi que des associations qui les accompagnent, comme France Alzheimer.

 

Le déremboursement total de ces produits aura en effet comme première conséquence d'empêcher certains malades de se soigner pour des raisons financières. Avec près de 900 000 personnes atteintes de la maladie d'Alzheimer et 250 000 nouveaux cas détectés chaque année, il semble incongru de réduire les moyens affectés à la nécessaire lutte contre cette maladie.

 

Aussi, il lui demande quelles mesures le Gouvernement entend prendre en parallèle pour améliorer la prise en charge des personnes malades et de leurs proches, ainsi que la recherche sur la maladie d'Alzheimer et les maladies apparentées.

 

Réponse du Ministère des solidarités et de la santé publiée dans le JO Sénat du 09/08/2018 p. 4192

 

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jeudi, 05 juillet 2018

Soins infirmiers : pratique avancée (05 07 2018)

Question de sénateur et réponse ministérielle publiées le 26 avril 2018 sur le site du Sénat (cliquer ici pour accéder au site du Sénat)

http://www.senat.fr/questions/base/2018/qSEQ180203178.html

Question écrite n° 03178 de M. Rachel Mazuir (sénateur de l’Ain

Rachel Mazuir appelle l'attention de Mme la ministre des solidarités et de la santé sur les attentes des infirmiers relatives à l'application de la loi n° 2016-41 du 26 janvier 2016 de modernisation de notre système de santé, qui crée « l'infirmier de pratique avancée » au niveau master. 

L'article 119 de ce texte a en effet officialisé la notion de pratique avancée en soins infirmiers. Ce nouveau statut, déjà en pratique au Canada ou aux États-Unis, confère aux infirmiers diplômés et ayant suivi une formation spécifique de nouvelles missions et un haut niveau de compétence pour une expertise clinique poussée.

 

L'objectif est à la fois de répondre à une demande croissante d'accès aux soins, dans un contexte de démographie médicale en tension. Il s'agit également, pour les professionnels, de se voir proposer des carrières diversifiées et de nouvelles évolutions.

 
Des décrets d'application, attendus depuis plus d'un an, doivent notamment préciser les missions de ces professionnels en ambulatoire et à l'hôpital, ainsi que la durée d'exercice minimale pour l'accès à la pratique avancée.

 
Il souhaite donc savoir si le Gouvernement entend prochainement publier ces décrets afin que la centaine de personnes déjà formées puissent exercer dans les établissements de santé.

Réponse du Ministère des solidarités et de la santé publiée dans le JO Sénat du 26/04/2018 - page 2081

Sur les bases définies par l'article 119 de la loi de modernisation de notre système de santé, le développement de la pratique avancée permettra à des professionnels de santé non médicaux de se voir confier des responsabilités élargies par rapport à leur métier socle.

 

Le Premier ministre comme la ministre des solidarités et de la santé ont récemment exprimé, notamment lors de la présentation du plan pour l'égal accès aux soins dans les territoires le 13 octobre 2017, leurs importantes attentes vis-à-vis de cette évolution de la pratique soignante et de la prise en charge des patients.

 

Par conséquent, des travaux ont été lancés par la direction générale de l'offre de soins pour construire le modèle de la pratique avancée, en premier lieu dans le champ infirmier avec comme objectif l'entrée en formation des premiers professionnels concernés dès la rentrée universitaire 2018. Les textes réglementaires d'application, en particulier un décret en Conseil d'État définissant les conditions d'exercice et les règles relatives à la pratique avancée infirmière, sont en cours d'élaboration. Leur publication au Journal officiel est prévue pour la fin du 1er semestre 2018.

 

S'agissant des professionnels infirmiers ayant auparavant obtenu un diplôme universitaire dit « de pratique avancée », un dispositif spécifique de reconnaissance sera mis en place. Ces professionnels pourront exercer en tant qu'infirmier en pratique avancée après obtention de leur équivalence de diplôme

lundi, 23 avril 2018

Maladie de Parkinson (23 04 2018)

Nous vous proposons aujourd’hui cette note d’information publiée le 7 juillet 2016 sur le site de la Haute Autorité de Santé (cliquer ici pour accéder au site de la HAS)

https://www.has-sante.fr/portail/jcms/c_2646977/fr/parkinson-prise-en-charge-non-medicamenteuse-des-troubles-moteurs.html

Parkinson – Prise en charge non médicamenteuse des troubles moteurs

La HAS a publié une fiche mémo et son rapport d’élaboration sur la prise en charge non médicamenteuse des troubles moteurs provoqués par la maladie de Parkinson et les syndromes apparentés. (Explications de Michel Gedda*, service des bonnes pratiques professionnelles de la HAS).

Quels sont les symptômes moteurs de la maladie de Parkinson ?

Les principaux symptômes moteurs de la maladie de Parkinson sont l’akinésie, l’hypertonie extrapyramidale, le tremblement de repos et, souvent associée précocement dans les syndromes apparentés, l’instabilité posturale.

  • L’akinésiese caractérise par une difficulté d’initiation du mouvement (bradykinésie : lenteur du mouvement ; hypokinésie : pauvreté du mouvement). Le patient peut, par exemple, éprouver des difficultés pour réaliser les mouvements fins (boutonnage des vêtements, écriture, etc.). La marche devient lente et hésitante. La bradykinésie est le symptôme le plus caractéristique, elle est présente chez 77 à 98 % des personnes parkinsoniennes.
  • L’hypertonie extrapyramidaleest caractérisée par une rigidité, une augmentation de la résistance sur toute l’amplitude articulaire du membre. Elle est retrouvée chez 89 à 99 % des personnes parkinsoniennes.
  • Le tremblement de repospeut se retrouver au niveau de plusieurs parties du corps (mouvement d’émiettement entre le pouce et l’index, poignet, mouvement de pédalage avec le pied, etc.). Ce tremblement disparaît lors de mouvements volontaires.
  • L’instabilité posturalese manifeste tardivement ou sur des sujets parkinsoniens âgés. Elle est plurifactorielle : rigidité axiale, déformations posturales, troubles de la coordination, etc.

Deux autres sortes de troubles moteurs sont moins fréquents : les dystonies (trouble du tonus musculaire pouvant affecter la posture) et les dyskinésies (mouvements involontaires, choréiques, agités et rapides).

Comment mesurer l'évolution des troubles moteurs et leurs conséquences ?

L’évolution des troubles moteurs peut être évaluée à partir d’échelles. Le rapport d’élaboration précise, en fonction des troubles repérés, quelles échelles utiliser.

  • MDS-UPDRS (Movement Disorder Society’s revision of the Unified Parkinson Disease Rating Scale). La MDS-UPDRS est composée de 4 grandes parties : expériences non motrices de la vie quotidienne, expériences motrices de la vie quotidienne, examen moteur et complications motrices. Cette échelle a été traduite dans plusieurs langues, dont le français (cette version françaisen’a pas encore été validée par la MDS). Son utilisation est recommandée initialement et au cours du suivi.
  • Berg Balance Scale. Évaluation de l’équilibre qui repose sur l’observation de la performance de 14 mouvements habituels de la vie quotidienne (1. Rester assis sans aide (dossier ou accoudoirs) ; 2. se lever, 3. se rasseoir, etc.). Ces 14 items, de difficulté croissante, sont cotés entre 0 (moins bien) et 4 (mieux), score maximum : 54.
  • Timed Up and G. Mesure du temps nécessaire au patient pour se lever d’une chaise, faire trois mètres, et se tourner pour revenir s’asseoir.
  • Test de marche de 6 minutes. Plus grande distance parcourue possible en 6 minutes.
  • Test des 10 mètres de marche. Temps mis pour faire 10 mètres (à une vitesse confortable et/ou rapide).

Quelle prise en charge motrice peut être proposée aux patients ?

Différentes méthodes de rééducation non médicamenteuses peuvent être proposées aux patients qui reposent toutes sur l’activité physique, la diversité des pratiques et leur régularité. Elles visent la capacité physique, l’équilibre, la marche, les mouvements fonctionnels, etc.

Il est à noter qu’aucune technique rééducative manuelle ou instrumentale n’a montré de supériorité par rapport aux autres. 

La prise en charge rééducative est initialement préventive, puis corrective, et enfin elle a une fonction d’entretien des fonctions vitales (la respiration par exemple). Elle est interdisciplinaire et interprofessionnelle et prévoit l’éducation du patient afin de favoriser son autonomie.

Les thérapeutiques et activités motrices proposées suivent quatre principes de prise en charge :

  • l’intensité (au cours d’une période de prise en charge) ;
  • la diversité ;
  • la régularité ;
  • et la continuité (entre les périodes de prise en charge).

Il est recommandé de proposer aux patients toute activité physique (marche, etc.) ou technique rééducatrice de son choix qui prend en compte ces quatre principes.

La continuité des activités physiques, en dehors des séries de prise en charge rééducative, est primordiale. En effet, si la forme que prennent les exercices importe peu, il est essentiel en revanche, qu’ils soient maintenus à domicile et/ou en groupe (club, association, domicile, etc.) pour optimiser les bénéfices de la prise en charge.

Pour en savoir plus :

lundi, 18 décembre 2017

Métiers du grand âge (18 12 2017)

Question de sénateur et réponse ministérielle publiées le 22 novembre 2017 sur le site du Sénat (cliquer ici pour accéder au site du Sénat)

http://www.senat.fr/questions/base/2017/qSEQ17100081S.html

 

Question orale n° 0081S de Mme Vivette Lopez (sénatrice du Gard)

 

Mme Vivette Lopez attire l'attention de Mme la ministre des solidarités et de la santé sur les difficultés de recrutement des personnels soignants, faute notamment d'une promotion suffisante des métiers du grand âge.

 

Malgré les nombreuses initiatives qu'ils mettent en œuvre, la situation des EHPAD devient intenable. En Occitanie, par exemple, on déplore une baisse de 30 % du nombre des candidats à l'obtention du diplôme d'aide-soignant. On compte une seule infirmière l'après-midi pour quatre-vingts résidants, quinze minutes à peine sont consacrées à une toilette : nos personnes âgées méritent mieux !

 

Les entreprises du secteur ont besoin de soutien, d'une part pour valoriser les métiers et les carrières qu'elles promeuvent, d'autre part pour professionnaliser l'accompagnement en gérontologie.

 

Avec un potentiel d'environ 350 000 emplois à l'horizon 2030, le secteur du grand âge enregistre pourtant une pénurie de personnel soignant. Aussi je crois vraiment indispensable de lever les freins spécifiques au recrutement dans cette filière, en assurant une promotion coordonnée avec Pôle emploi, les régions, l'État et les acteurs du secteur.

 

La création d'une véritable filière professionnelle des métiers du grand âge, avec un métier de soignant spécialisé, permettrait également une meilleure intégration de la gériatrie et de la gérontologie dans les cursus médicaux et paramédicaux.

 

Madame la secrétaire d'État, alors que le nombre de personnes âgées de 60 ans et plus représentera plus d'un tiers de la population française en 2060, contre un quart aujourd'hui, et que l'augmentation la plus forte concernera les plus âgés – doublement du nombre des personnes âgées de 75 ans et plus, triplement du nombre des personnes de 85 ans et plus –, ce sont plus de 200 000 emplois qui seront à pourvoir dans les EHPAD. Je vous remercie de bien vouloir m'indiquer quelles réponses vous entendez apporter à cet enjeu majeur pour l'avenir.

 

Réponse du Secrétariat d'État, auprès du Premier ministre, chargé des personnes handicapées publiée dans le JO Sénat du 22/11/2017 p. 5387

 

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