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vendredi, 11 mai 2018

Burnout, repérage et prise en charge (11 05 2018)

Nous vous proposons aujourd’hui cette note d’information publiée le 22 mai 2017 sur le site de la Haute Autorité de Santé (cliquer ici pour accéder au site de la HAS)

https://www.has-sante.fr/portail/jcms/c_2754961/fr/burnout-reperage-et-prise-en-charge.html

Le syndrome d’épuisement professionnel, ou burnout, peut toucher toutes les professions. Il frappe autant les femmes que les hommes. Il est en 2e position dans les affections d’origine professionnelle. (Explications de Karine Petitprez*, du service des bonnes pratiques professionnelles à la HAS, recueillies par Arielle Fontaine – HAS)

La HAS a publié une fiche mémo sur le syndrome d’épuisement professionnel ou burnout, quels sont les objectifs de celle-ci ?

Ces recommandations visent à définir le syndrome d’épuisement professionnel de façon à améliorer son repérage, sa prise en charge et l’accompagnement des personnes lors de leur retour à l'activité professionnelle. Ce travail se limite au volet clinique du thème : l’action sur le milieu et sur l’organisation du travail est exclue du champ de ces recommandations.

 

Comment peut-on définir le burnout ?

Le burnout – ou syndrome d’épuisement professionnel – désigne un état d’ « épuisement physique, émotionnel et mental qui résulte d’un investissement prolongé dans des situations de travail exigeantes sur le plan émotionnel ». Il se caractérise par un processus de dégradation du rapport subjectif au travail. Concrètement, face à des situations de stress professionnel chronique, la personne en burnout ne parvient plus à faire face.

Le syndrome recouvre trois dimensions : l’épuisement émotionnel, le cynisme vis-à-vis du travail (déshumanisation, indifférence) et la diminution de l’accomplissement personnel au travail et de l’efficacité professionnelle.

 

Quelle démarche diagnostique adopter face à une victime de ce syndrome ?

Le syndrome d’épuisement professionnel n’est pas une maladie caractérisée. Une démarche diagnostique est donc nécessaire : elle vise à évaluer la sévérité du trouble et ses liens avec les conditions de travail. Elle a aussi pour but de caractériser le syndrome en repérant d’éventuels états sous-jacents (trouble de l’adaptation, trouble anxieux, trouble dépressif ou état de stress post-traumatique). L’analyse des conditions de travail est réalisée, en priorité, avec le médecin du travail ou le centre de consultation de pathologie professionnelle (notamment pour les personnes ne disposant pas de médecin du travail).

Lors de cette démarche diagnostique, il est essentiel d’évaluer le risque suicidaire.

 

Quelles sont les manifestations cliniques du burnout ?

 

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mardi, 08 mai 2018

Sédentarité et santé (08 05 2018)

Question de sénateur et réponse ministérielle publiées le 19 avril 2018 sur le site du Sénat (cliquer ici pour accéder au site du Sénat)

http://www.senat.fr/questions/base/2018/qSEQ180102915.html

Question écrite n° 02915 de M. Jean-Pierre Decool (sénateur du Nord)

Jean-Pierre Decool attire l'attention de Mme la ministre des solidarités et de la santé à propos des effets sur la santé de la non activité physique. L'observatoire national de l'activité physique et de la sédentarité révèle qu'une sédentarité de 3 heures par jour est déjà responsable de 3,8 % des décès. Ces chiffres sont confirmés par d'autres études et témoignages selon lesquels, la sédentarité est reconnue à partir de 7 heures en position assise dans la journée et que pour en compenser les effets, il faudrait de 1H30 à 2 heures d'activités pas jour. La situation assise est donc synonyme d'accélérateur d'augmentation de la mortalité.

 

Or, d'autres études révèlent l'aggravation du phénomène de sédentarisation auprès des adolescents. Selon l'organisation mondiale de la santé, seul un tiers des adolescents de 11 à 17 ans pratique une heure par jour d'activité physique. Le phénomène est identique pour les adultes de plus de 65 ans vers lesquels il est conseillé de passer une heure par jour d'activités physiques. 

Il lui demande si face, à l'aggravation de ce phénomène qui deviendrait selon certains scientifiques, un facteur de risque collectif dépassant le tabagisme, il ne serait pas opportun de sensibiliser la population par une campagne publique. 

 

Réponse du Ministère des solidarités et de la santé publiée dans le JO Sénat du 19/04/2018 p. 1963

 

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vendredi, 04 mai 2018

Mélatonine : compléments alimentaires, risques (04 05 2018)

Nous vous proposons aujourd’hui cette note d’information publiée le 11 avril 2018 sur le site de l’Agence Nationale de Sécurité Sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail (cliquer ici pour accéder au site de l’ANSES)

 

https://www.anses.fr/fr/content/l%E2%80%99anses-recommande-%C3%A0-certaines-populations-d%E2%80%99%C3%A9viter-la-consommation-de-compl%C3%A9ments.html

L’Anses recommande à certaines populations d’éviter la consommation de compléments alimentaires contenant de la mélatonine

Dans le cadre du dispositif national de nutrivigilance, des signalements d’effets indésirables susceptibles d’être liés à la consommation de compléments alimentaires contenant de la mélatonine ont été rapportés à l’Anses. Une analyse rétrospective de ces signalements, renforcée par le niveau de consommation de ce type de compléments, a conduit l’Anses à mener une évaluation des risques potentiels pour la santé.

 

Dans l’avis publié ce jour, l’Agence met en effet en évidence l’existence de populations et de situations à risque pour lesquelles la consommation de mélatonine sous forme de complément alimentaire doit être évitée ou soumise à l’avis d’un médecin. Il s’agit en particulier des femmes enceintes et allaitantes, des enfants et des adolescents, des personnes souffrant de maladies inflammatoires, auto-immunes, d’épilepsie, d’asthme, de troubles de l’humeur, du comportement ou de la personnalité, ainsi que des personnes suivant un traitement médicamenteux. La consommation est également déconseillée pour les personnes devant réaliser une activité nécessitant une vigilance soutenue chez lesquelles une somnolence pourrait poser un problème de sécurité.

 

En France, la mélatonine est utilisée dans des médicaments, des préparations magistrales et des compléments alimentaires. La mélatonine est une hormone sécrétée naturellement pendant la nuit dont une des fonctions physiologiques est de favoriser l’endormissement. En plus de ses effets sur l’horloge biologique, la mélatonine possède d’autres propriétés : modulation de l’humeur et du système immunitaire, régulation de la température corporelle et de la motricité intestinale. Elle possède également une action vasodilatatrice, vasoconstrictrice et pro-inflammatoire. Ces effets physiologiques peuvent, dans certaines conditions, ou lors d’interaction avec d’autres substances, conduire à l’apparition d’effets indésirables.

 

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lundi, 23 avril 2018

Maladie de Parkinson (23 04 2018)

Nous vous proposons aujourd’hui cette note d’information publiée le 7 juillet 2016 sur le site de la Haute Autorité de Santé (cliquer ici pour accéder au site de la HAS)

https://www.has-sante.fr/portail/jcms/c_2646977/fr/parkinson-prise-en-charge-non-medicamenteuse-des-troubles-moteurs.html

Parkinson – Prise en charge non médicamenteuse des troubles moteurs

La HAS a publié une fiche mémo et son rapport d’élaboration sur la prise en charge non médicamenteuse des troubles moteurs provoqués par la maladie de Parkinson et les syndromes apparentés. (Explications de Michel Gedda*, service des bonnes pratiques professionnelles de la HAS).

Quels sont les symptômes moteurs de la maladie de Parkinson ?

Les principaux symptômes moteurs de la maladie de Parkinson sont l’akinésie, l’hypertonie extrapyramidale, le tremblement de repos et, souvent associée précocement dans les syndromes apparentés, l’instabilité posturale.

  • L’akinésiese caractérise par une difficulté d’initiation du mouvement (bradykinésie : lenteur du mouvement ; hypokinésie : pauvreté du mouvement). Le patient peut, par exemple, éprouver des difficultés pour réaliser les mouvements fins (boutonnage des vêtements, écriture, etc.). La marche devient lente et hésitante. La bradykinésie est le symptôme le plus caractéristique, elle est présente chez 77 à 98 % des personnes parkinsoniennes.
  • L’hypertonie extrapyramidaleest caractérisée par une rigidité, une augmentation de la résistance sur toute l’amplitude articulaire du membre. Elle est retrouvée chez 89 à 99 % des personnes parkinsoniennes.
  • Le tremblement de repospeut se retrouver au niveau de plusieurs parties du corps (mouvement d’émiettement entre le pouce et l’index, poignet, mouvement de pédalage avec le pied, etc.). Ce tremblement disparaît lors de mouvements volontaires.
  • L’instabilité posturalese manifeste tardivement ou sur des sujets parkinsoniens âgés. Elle est plurifactorielle : rigidité axiale, déformations posturales, troubles de la coordination, etc.

Deux autres sortes de troubles moteurs sont moins fréquents : les dystonies (trouble du tonus musculaire pouvant affecter la posture) et les dyskinésies (mouvements involontaires, choréiques, agités et rapides).

Comment mesurer l'évolution des troubles moteurs et leurs conséquences ?

L’évolution des troubles moteurs peut être évaluée à partir d’échelles. Le rapport d’élaboration précise, en fonction des troubles repérés, quelles échelles utiliser.

  • MDS-UPDRS (Movement Disorder Society’s revision of the Unified Parkinson Disease Rating Scale). La MDS-UPDRS est composée de 4 grandes parties : expériences non motrices de la vie quotidienne, expériences motrices de la vie quotidienne, examen moteur et complications motrices. Cette échelle a été traduite dans plusieurs langues, dont le français (cette version françaisen’a pas encore été validée par la MDS). Son utilisation est recommandée initialement et au cours du suivi.
  • Berg Balance Scale. Évaluation de l’équilibre qui repose sur l’observation de la performance de 14 mouvements habituels de la vie quotidienne (1. Rester assis sans aide (dossier ou accoudoirs) ; 2. se lever, 3. se rasseoir, etc.). Ces 14 items, de difficulté croissante, sont cotés entre 0 (moins bien) et 4 (mieux), score maximum : 54.
  • Timed Up and G. Mesure du temps nécessaire au patient pour se lever d’une chaise, faire trois mètres, et se tourner pour revenir s’asseoir.
  • Test de marche de 6 minutes. Plus grande distance parcourue possible en 6 minutes.
  • Test des 10 mètres de marche. Temps mis pour faire 10 mètres (à une vitesse confortable et/ou rapide).

Quelle prise en charge motrice peut être proposée aux patients ?

Différentes méthodes de rééducation non médicamenteuses peuvent être proposées aux patients qui reposent toutes sur l’activité physique, la diversité des pratiques et leur régularité. Elles visent la capacité physique, l’équilibre, la marche, les mouvements fonctionnels, etc.

Il est à noter qu’aucune technique rééducative manuelle ou instrumentale n’a montré de supériorité par rapport aux autres. 

La prise en charge rééducative est initialement préventive, puis corrective, et enfin elle a une fonction d’entretien des fonctions vitales (la respiration par exemple). Elle est interdisciplinaire et interprofessionnelle et prévoit l’éducation du patient afin de favoriser son autonomie.

Les thérapeutiques et activités motrices proposées suivent quatre principes de prise en charge :

  • l’intensité (au cours d’une période de prise en charge) ;
  • la diversité ;
  • la régularité ;
  • et la continuité (entre les périodes de prise en charge).

Il est recommandé de proposer aux patients toute activité physique (marche, etc.) ou technique rééducatrice de son choix qui prend en compte ces quatre principes.

La continuité des activités physiques, en dehors des séries de prise en charge rééducative, est primordiale. En effet, si la forme que prennent les exercices importe peu, il est essentiel en revanche, qu’ils soient maintenus à domicile et/ou en groupe (club, association, domicile, etc.) pour optimiser les bénéfices de la prise en charge.

Pour en savoir plus :

mardi, 06 mars 2018

Autotests en pharmacie (06 03 2018)

Nous vous proposons aujourd’hui cette note d’information publiée le 20 février 2018 sur le site Service-public (cliquer ici pour accéder au site Service-public)

https://www.service-public.fr/particuliers/actualites/A12408?xtor=EPR-100.html

Autotests vendus en pharmacie : qu'est-ce que c'est, comment les utiliser ?

Publié le 20 février 2018 - Direction de l'information légale et administrative (Premier ministre)

Face à l'accroissement des autotests médicaux vendus en pharmacie, l'Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé (ANSM) souhaite rappeler au grand public les précautions d'usage de ces dispositifs médicaux de diagnostic utilisés à domicile.

Outre le très populaire test de grossesse utilisé depuis des décennies, l'offre des autotests en vente libre s'est considérablement élargie depuis quelques années.

Les rayons des pharmacies et les sites de pharmacies en ligne proposent désormais une vingtaine de tests vendus sans ordonnance : autotests de diagnostic des allergies, des infections urinaires, du cholestérol, de la maladie de Lyme, du tétanos ou encore du VIH...

Qu'est-ce qu'un autotest ?

Un autotest est un dispositif médical de mesure d'un paramètre biologique destiné à être utilisé par le grand public à domicile.

Il existe plusieurs types d'autotests :

  • les autotests permettant aux patients de suivre certains marqueurs de leur maladie et d'ajuster leur traitement : lecteurs de glycémie, autotensiomètres. Les patients sont suivis par un médecin et préalablement formés à l'utilisation du dispositif ;
  • les autotests permettant de renseigner sur la présence ou non d'un marqueur biologique (pathologie, grossesse).

Recommandations de l'ANSM pour un bon usage des autotests vendus en pharmacie

  • utiliser uniquement des autotests marqués CE
  • acheter les autotests seulement dans les pharmacies d'officine ou sur leurs sites internet
  • ne pas hésiter à demander conseil à un professionnel de santé
  • bien lire et respecter la notice d'utilisation
  • rester vigilant au vu des résultats obtenus. Ces derniers doivent être confirmés par des examens réalisés en laboratoire de biologie médicale et partagés avec le médecin traitant afin d'établir un diagnostic précis et fiable.

  À savoir :

Pour les autotests VIH, la plateforme Sida Info Service peut aider les utilisateurs en cas d'interrogations. Ce service, disponible 7 jours sur 7, 24h/24, est confidentiel, anonyme et gratuit (0800 840 800).

Textes de référence

lundi, 26 février 2018

Autisme : 4e plan (26 02 2018)

Question de sénateur et réponse ministérielle publiées le 14 février 2018 sur le site du Sénat (cliquer ici pour accéder au site du Sénat)

http://www.senat.fr/questions/base/2017/qSEQ17120170S.html

 

Question orale n° 0170S de M. Pascal Savoldelli (sénateur du Val-de-Marne)

Pascal Savoldelli. Madame la secrétaire d'État, ma question porte sur la réalisation du quatrième plan Autisme, qui relève de la compétence de l'État.

Selon le récent rapport de la Cour des comptes sur ce sujet, seuls 15 % des enfants autistes bénéficient aujourd'hui d'un diagnostic et d'interventions précoces. On est donc dans une situation inquiétante, où les besoins sont très loin d'être pourvus. Quand je rencontre les associations et les familles, je constate beaucoup de colère, une colère qui est légitime, mais qui, à mon sens, n'est pas ignorée par le Gouvernement.

En juillet, puis en septembre 2017, aux côtés du Président de la République, vous avez en effet annoncé, madame la secrétaire d'État, l'élaboration d'un nouveau plan Autisme. Je dois néanmoins vous avouer que les familles sont inquiètes, car rien n'est sorti de concret pour le moment.

En attendant, et pour ne citer que cet exemple, le conseil départemental du Val-de-Marne s'est engagé à cofinancer 520 nouvelles places dans les structures d'accueil pour personnes handicapées, avec une priorité pour les enfants autistes. Voilà du concret !

En déplacement à Bordeaux, il y a quelques jours, vous avez dévoilé, madame la secrétaire d'État, quelques premiers axes de ce plan, concernant notamment le dépistage, mais aussi la formation d'auxiliaires de vie scolaire. Cela n'est pourtant pas suffisamment précis, et c'est pourquoi je vous interroge aujourd'hui. Qu'en est-il des mesures concrètes ? Les familles, les personnels soignants et toutes les personnes concernées ont le droit de le savoir.

Enfin, j'ai une demande particulière relative à la réforme de l'allocation aux adultes handicapés, l'AAH. Sa revalorisation était un combat de longue date des parlementaires communistes ; je me félicite donc que le Gouvernement ait accepté de l'augmenter de 100 euros d'ici à 2019. Toutefois, de par votre réforme, un bénéficiaire commencera à perdre de son allocation si son conjoint dispose d'un revenu de 1 126 euros par mois. C'est ensuite dégressif et, à partir de 2 200 euros de revenu pour le conjoint, la personne handicapée n'aura plus rien !

Jusqu'à 50 % des personnes handicapées seraient pénalisées. Admettez, madame la secrétaire d'État, qu'on ne peut pas accepter cela.

Voici donc ma seconde question : le Gouvernement va-t-il mettre fin à la prise en compte des revenus du conjoint dans le calcul de l'AAH ?

 

Réponse du Secrétariat d'État, auprès du Premier ministre, chargé des personnes handicapées publiée dans le JO Sénat du 14/02/2018 p. 1427

 

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