samedi, 03 novembre 2007

commission attali : orientations 02/11/2007

Un long article de M. Frédéric Lemaître lu dans Le Monde 1/11/2007 émet un avis détaillé et circonspect sur les orientations de la Commission Attali. L'analyse et les arguments nous ont paru particulièrement riches pour justifier de vous les proposer ici.

 

La boite de Pandore de la Commission Attali

C'est un paradoxe : le commerce est l'un des secteurs qui créent le plus d'emplois, mais la commission Attali chargée par Nicolas Sarkozy de faire des propositions pour "libérer la croissance" préconise de dynamiter les règles qui le régissent. Accorder à ce secteur davantage de libertés permettrait, selon elle, de "créer plusieurs centaines de milliers d'emplois, peu susceptibles d'être délocalisés et souvent destinés à des personnels peu qualifiés et de diminuer les prix pour les consommateurs".


Le pari libéral de la commission Attali est assez simple. Trop même aux yeux de certains. Il s'agit de faciliter l'arrivée en France des distributeurs étrangers - les allemands Lidl et Aldi, l'anglais Tesco ou l'américain Wal-Mart - pour mettre fin aux rentes de situation dont bénéficieraient les acteurs en place. Objectif : faire baisser les prix.

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lundi, 24 septembre 2007

démographie et marché de l'emploi

Pyramide des âges et marché de l’emploi Question écrite n° 00662 de M. Jacques Mahéas (Seine-Saint-Denis - SOC) publiée dans le JO Sénat du 12/07/2007 M. Jacques Mahéas attire l'attention de Mme la ministre de l'économie, des finances et de l'emploi sur l’incidence de la pyramide des âges sur le marché du travail.
Depuis 2006, les générations nombreuses du baby-boom atteignent l’âge de la retraite. Ce choc démographique occasionne des départs massifs en retraite, ce qui conduit, mécaniquement, à une baisse conséquente du chômage.
C’est pourquoi il souhaiterait disposer d’éléments statistiques sur les entrées et sorties du marché du travail par classes d’âge et connaître le stock de gens au travail, pour les années 2004-2006 et, en perspective, jusqu’en 2012 Réponse du Ministère de l'économie, des finances et de l'emploi (publiée dans le JO Sénat du 13/09/2007) De 1936 à 1945, on comptait de 500 000 à 630 000 naissances chaque année. Puis, durant la période du « baby-boom », de 1946 à 1973, le nombre annuel de naissances a fortement augmenté, allant de 800 000 à 900 000. Ensuite, le nombre de naissances tombe à 750 000 en moyenne. Compte tenu des décès et des mouvements migratoires, les générations nées de 1936 à 1945 comptent de 500 000 à 600 000 personnes à l'âge de cinquante-cinq ans, alors que les générations suivantes comptent de 750 000 à 800 000 personnes. Ce déséquilibre considérable dans la pyramide des âges a un impact important sur l'évolution du volume de la population active (emploi + chômage) dès que les premières générations du « baby-boom » atteignent les âges où elles sortent progressivement de la vie active. Ainsi, l'impact à la baisse du « baby-boom » sur l'évolution du volume de la population active est intervenu dès le début des années 2000, lorsque la première génération nombreuse de l'après-guerre (génération 1946) a atteint l'âge de cinquante-cinq ans (figure 1), et non pas simplement en 2006 lorsqu'elle a atteint l'âge normal de départ à la retraite (soixante ans). Figure 1 : Taux d'activité des seniors par âge détaillé et sexe

HOMMES (%) FEMMES (%)
50 ans 92,7 79,6
51 ans 92,3 79,1
52 ans 91,0 78,4
53 ans 89,7 75,6
54 ans 88,7 72,2
55 ans 84,0 69,1
56 ans 78,1 64,1
57 ans 66,9 56,5
58 ans 55,9 48,2
59 ans 46,9 36,7
60 ans 33,9 29,3

mardi, 18 septembre 2007

Emploi en France (point sept. 2007)

Lu dans Les Echos (13/09/07)   

Emploi salarié : la progression s'est ralentie au deuxième trimestre.
La hausse a atteint 0,3% sur la période avril-juin. Sur un an, la progression ressort à 1,7%, selon les chiffres définitifs du ministère de l'Emploi 

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vendredi, 10 août 2007

Loi pour le Travail, l’Emploi et le Pouvoir d’achat

L'Assemblée nationale a voté le 13 juillet 2007 la Loi pour le Travail, l’Emploi et le Pouvoir d’achat (TEPA ou « paquet fiscal ») dont certaines  mesures entraînent la quasi suppression des droits de succession. Toutes ces dispositions sont réunies dans l'article 4 du texte qui prévoit la suppression totale des droits de succession pour le conjoint survivant, que le couple soit marié ou pacsé. Il relève également de 50.000 à 150.000 euros l'abattement pour les enfants, de 5.000 à 15.000 euros pour les frères et un abattement de 5.000 euros pour les neveux et nièces. Sous l'effet de ces mesures, 95% des successions seront exonérées. Ces mêmes abattements relevés s'appliquent pour la donation de biens entre vifs tous les six ans. Cet article permet également une donation en numéraire pour un membre de la famille majeur, qui a été relevée de 20.000 à 30.000 euros. En revanche, l'article garantit une imposition des plus-values réalisées lors de la vente de stock-options, données ou héritées.

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