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samedi, 14 mai 2011

Biodiversité : notions et pistes (4/4) (14 05 2011)

Biodiversité : notions de base et pistes françaises  (4/4)

Extraits d’une note lue le 8 mai 2011 sur le site du Ministère du Développement durable (cliquer ici pour accéder au site du ministère du Développement durable)

http://www.developpement-durable.gouv.fr/Les-principaux-outils-de-la,19294.html

Encadrer les rapports des hommes avec les espèces rares et en danger

Interdiction de nuire aux spécimens des espèces protégées

Depuis les années 1990, les activités humaines qui menacent directement les spécimens d’espèces rares ou en danger ont progressivement été interdites. Dès 1979, les premières listes d’espèces protégées furent publiées. Y figurent notamment des mammifères (1981), parmi lesquels l’ours, le loup, la loutre et les chauves-souris, tous les oiseaux sauf ceux dont la chasse est autorisée (1981), des végétaux (1982), les tortues marines (1991), certains insectes (1993) et tous les amphibiens et les reptiles (1993). Leur destruction comme leur capture (arrachage ou cueillette pour les végétaux), leur mise en vente ou leur achat sont notamment interdits. Depuis 1995, il est également interdit de se livrer à toute activité susceptible notamment de perturber la reproduction des espèces animales protégées : bruit excessif, mais aussi éclairage trop intense par exemple…

Des autorisations exceptionnelles peuvent néanmoins être accordées à des fins scientifiques (1979), ou, depuis 2006, dans certains cas exceptionnels et si tout a été mis en oeuvre pour trouver une autre solution (danger important pour les cultures ou élevages, intérêt de santé ou de sécurité publique…). Abattre un prédateur (loup…) venu attaquer un troupeau est par exemple autorisé, mais uniquement si l’on peut prouver que d’importantes mesures de protection du troupeau ont été prises au préalable, et si cela ne nuit pas à la conservation de l’espèce protégée. Tout projet d’aménagement routier détruisant des espèces protégées ne pourra notamment obtenir une dérogation que si les destructions envisagées ne nuisent pas au maintien d’un état de conservation favorable de ces espèces (ce maintien peut-être réalisé par des mesures de compensation).

La protection s’étend également aux sites de repos et de reproduction des espèces animales protégées.

Limiter certaines activités humaines

·         Encadrer le commerce international d’espèces sauvages menacées d’extinction. Une autorisation délivrée par l’Etat est notamment nécessaire avant de détenir, d’importer ou d’exporter tout spécimen d’une espèce sauvage menacée d’extinction (primates, esturgeon, crocodiles…).

·         Interdire le transport, le commerce et l’introduction dans le milieu naturel d’espèces exotique envahissantes. Les listes d’espèces concernées sont en cours de rédaction.

·         Encadrer la cueillette ou le prélèvement de certains végétaux. Des dispositions doivent être édictées dans chaque département afin d’encadrer la récolte de certains végétaux rares ou en danger (edelweiss, plantes médicinales, champignons, génépi…). Il est par exemple interdit de cueillir plus d’edelweiss qu’une poignée de main ne peut en contenir…

Encadrer la détention des animaux sauvages en captivité

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vendredi, 13 mai 2011

Biodiversité : notions et pistes (3/4) (13 05 2011)

Biodiversité : notions de base et pistes françaises  (3/4)

Extraits d’une note lue le 8 mai 2011 sur le site du Ministère du Développement durable (cliquer ici pour accéder au site du ministère du Développement durable)

http://www.developpement-durable.gouv.fr/Les-principaux-outils-de-la,19294.html

Vers de nouveaux outils au service de l’aménagement durable des territoires

La Trame verte et bleue : un projet innovant qui implique tous les acteurs

Le projet de « Trame verte et bleue» (loi Grenelle 1), vise à identifier ou restaurer, d’ici 2012, un réseau d’échange sur tout le territoire, permettant aux espèces animales et végétales de communiquer, circuler, s’alimenter, se reproduire et se reposer, afin que leur survie soit garantie : des «réservoirs de biodiversité» seront reliés par des « corridors écologiques », et ce dans les milieux terrestres (trame verte) et aquatiques (trame bleue).

En 2010, les orientations nationales du projet seront adoptées par l’Etat, puis une concertation avec l’ensemble des acteurs locaux dans chaque région permettra d’identifier le tracé de la trame verte et bleue et de l’inscrire dans un « schéma régional de cohérence écologique » soumis à enquête publique et adopté d’ici 2012.

A compter de sa mise en place, tous les documents de planification et les projets en matière d’aménagement de l’espace et d’urbanisme de l’Etat et des collectivités territoriales devront tenir compte du tracé de cette trame verte et bleue.

La protection des zones humides

Lacs, étangs, lagunes, estuaires, marais, mangroves, prairies inondables, forêts… les zones humides sont des réservoirs de vie incomparables. Elles assurent notamment 25% de l’alimentation mondiale à travers les activités de la pêche, de l’agriculture et de la chasse. Elles ont un pouvoir d’épuration important, filtrant les pollutions, réduisant l’érosion, contribuant au renouvellement des nappes phréatiques, stockant naturellement le carbone, protégeant des crues et des sécheresses.

Aujourd’hui les zones humides restent un des milieux les plus dégradés et les plus menacés. Elles devront être intégrées à la trame verte et bleue et le Grenelle Environnement a proposé l’acquisition de 20 000 hectares de zones humides. Une convention internationale permet également de promouvoir la protection des zones humides et leur prise en compte dans les projets d’aménagement (convention RAMSAR).

Un plan d’actions doit être établi par un « groupe national pour les zones humides », créé en avril 2009. Il devra renforcer et articuler les outils existants, favoriser les actions en faveur des zones humides, et sensibiliser sur les zones humides et sur leur intérêt. Il sera annoncé le 2 février 2010 (journée internationale des zones humides).

« Restaurer et valoriser la nature en ville » : un plan du Grenelle Environnement

La biodiversité assure dans les villes de nombreuses fonctions écologiques (épuration de l’eau, filtration de l’air, fixation de certains polluants…), mais aussi économiques (les espaces naturels rendent les villes plus attractives, et des emplois peuvent être créés dans le domaine de la conception et de l’entretien des espaces verts…), sanitaires (la nature améliore par exemple la qualité de l’air), sociales (les jardins partagés favorisent le lien social) et culturelles (le rapport à la nature de la population française, à 80% urbaine, se construit notamment à travers les éléments de nature en ville).

Préserver la biodiversité en ville demande de mieux prendre en compte l’interaction entre le fonctionnement de la ville et les écosystèmes, et d’intégrer cet enjeu dans la conception et la gestion de la ville.

Pour cela, le plan «restaurer et valoriser la nature en ville» va notamment encourager la recherche et développer la connaissance sur la biodiversité en ville et les effets des différentes formes urbaines sur la biodiversité, mais aussi promouvoir de nouvelles activités économiques en lien avec la nature au sein des villes (nouveaux métiers…).

En parallèle, il va favoriser le développement d’espaces naturels et agricoles au sein des villes et créer des espaces de continuité écologique (trame verte et bleue urbaine).

Des outils complémentaires pour renforcer la protection du patrimoine marin

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jeudi, 12 mai 2011

Biodiversité : notions et pistes (2/4) (12 05 2011)

Biodiversité : notions de base et pistes françaises  (2/4)

Extraits d’une note lue le 8 mai 2011 sur le site du Ministère du Développement durable (cliquer ici pour accéder au site du ministère du Développement durable)

http://www.developpement-durable.gouv.fr/Les-principaux-outils-de-la,19294.html

Les principaux outils de la politique française en matière de lutte contre l’érosion de la biodiversité

Les premières politiques de protection de la nature, apparues dès le début des années 60 (parcs nationaux…), visaient à protéger les espaces et les espèces «remarquables» (emblématiques d’une culture ou d’une région, exceptionnels...). A partir des années 90, les mesures de protection se sont progressivement étendues à la «nature ordinaire», reconnue comme nécessaire à la survie du vivant dans son ensemble. Les politiques de protection de la biodiversité ont progressivement gagné tous les secteurs d’activités et l’ensemble du territoire national. Aujourd’hui et plus encore à partir de 2010, la politique française met l’accent sur l’importance de mieux évaluer l’ensemble des services rendus par les écosystèmes et de préciser et mettre en oeuvre des modalités pour leur compensation lorsque leur destruction est impossible à éviter.

Protéger le patrimoine naturel : des aires protégées à l’aménagement durable du territoire

Les aires protégées

Les politiques de protection du patrimoine naturel ont commencé en France avec la loi sur la protection des sites en 1930. Elles se sont d’abord attachées à délimiter des espaces géographiques où les activités de l’homme étaient limitées. Les premières aires protégées correspondaient à des sites classés pour leur nature vierge et emblématique.

Depuis 1960, 9 parcs nationaux ont été créés. Ils correspondent chacun à un type de patrimoine naturel, culturel et paysager exceptionnel et emblématique du territoire français. Dans le «coeur de parc», les activités humaines sont réglementées : les activités minières et industrielles, les travaux (sauf travaux d’entretien ou de réparation) peuvent notamment être interdits, la chasse, la pêche et les activités commerciales29 sont par exemple encadrées, voire interdites suivant les parcs.

Progressivement, d’autres outils ont permis d’agrandir le réseau des aires protégées afin de répondre à trois objectifs :

·         étendre la protection de la nature à des zones d’activité humaine et donc concilier les objectifs de développement économique et ceux de protection de l’environnement,

·         assurer la protection des espèces et écosystèmes menacés dans de grandes et de petites surfaces, en adaptant la protection aux objectifs,

·         impliquer de plus en plus l’ensemble des partenaires de l’Etat (collectivités locales, associations…) dans la gestion de ces zones,

·         protéger la biodiversité au sein de milieux naturels qui nécessitent une gestion et un entretien de l’homme pour être préservés (les estuaires par exemple, qui incluent des zones humides abritant des espèces différentes selon les niveaux d’eau).

Ont ainsi été créés notamment :

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mercredi, 11 mai 2011

Biodiversité : notions et pistes (1/4) (11 05 2011)

Biodiversité : notions de base et pistes françaises  (1/4)

Extraits d’une note lue le 8 mai 2011 sur le site du Ministère du Développement durable (cliquer ici pour accéder au site du ministère du Développement durable)

http://www.developpement-durable.gouv.fr/Qu-est-ce-que-la-biodiversite,19290.html

Qu’est-ce que la biodiversité ?

Définition

La biodiversité, c’est tout le vivant et la dynamique des interactions en son sein. Plus précisément, c’est l’ensemble des milieux naturels et des formes de vie (plantes, animaux, être humains, champignons, bactéries, virus…) ainsi que toutes les relations et les interactions qui existent, d’une part, entre les organismes vivants eux-mêmes, et, d’autre part, entre ces organismes et leurs milieux de vie.

La vie sur terre comprend trois aspects interdépendants :

·         la diversité des espèces (dont l’espèce humaine). On estime aujourd’hui à plus de 10 millions le nombre d’espèces d’êtres multicellulaires, mais seulement 1,8 millions ont déjà été identifiées,

·         la diversité des individus (diversité des gènes) au sein de chaque espèce,

·         la diversité des milieux de vie (écosystèmes) : des océans, prairies, forêts… au contenu des cellules (des parasites peuvent notamment y vivre) en passant par la mare au fond du jardin...

La biodiversité est le produit de plus de 3 milliards d’années d’évolution et constitue un patrimoine naturel et une ressource vitale dont l’humanité dépend de multiples façons.

Comment les politiques de protection du patrimoine naturel ont-elles évolué en France ? Qu’apporte la notion de biodiversité ?

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samedi, 30 octobre 2010

biodiversité : accord "historique" (30 10 2010)

Extraits d’un article publié le 29 octobre 2010 sur le site du Monde (cliquer ici pour accéder au site du Monde)

http://www.lemonde.fr/planete/article/2010/10/29/accord-h...

 

…/… Pays du Nord et du Sud, réunis sous l'égide des Nations unies, sont parvenus, vendredi 29 octobre, à un accord sans précédent sur un plan de préservation de la biodiversité…./… les représentants de près de cent quatre-vingt-dix pays – à l'exception notable des Etats-Unis, qui n'ont jamais ratifié la Convention sur la diversité biologique (CBD) – ont adopté un plan stratégique pour 2020 fixant vingt objectifs pour protéger la nature et freiner le rythme alarmant de disparition des espèces…./…

Parmi ces objectifs, l'augmentation sensible des aires protégées de la planète. Elles représentent actuellement 13 % de la surface totale des terres et un peu moins de 1 % de la surface totale des océans : un compromis a été trouvé pour un objectif 2020 de 17 % pour les terres et 10 % pour les mers…./…

"Le protocole de Nagoya est une réussite historique", a estimé Jim Leape, directeur général de WWF International…./…

Ce plan, qui n'a pas de caractère légalement contraignant, peut-il avoir un réel impact pour la protection des espèces à travers le monde? "Oui", répond Russell Mittermeier, président de l'ONG américaine Conservation International. "Les aires protégées, quelle que soit leur nature, sont le meilleur outil dont nous disposons à ce jour pour protéger la diversité du vivant",…/…

jeudi, 03 juillet 2008

oiseaux et réchauffement du climat (3) 3 juillet 2008

Le réchauffement climatique raconté par les oiseaux (3)

 

Article de M. Laurent Carpentier lu le 30 juin 2008 sur le site du Monde (cliquer ici pour accéder à l’article original)

 

http://www.lemonde.fr/le-monde-2/article/2008/06/27/le-re...

 

 

« La recherche a beaucoup souffert d'une dérive moléculariste qui s'est faite au détriment de l'entomologie de terrain, moins confortable et moins gratifiante », écrit le climatologue Jean-Pierre Besancenot dans Notre santé à l'épreuve du changement climatique (Delachaux et Niestlé, 2007, 220 p., 19 €). Ce qui est vrai pour les insectes l'est aussi pour les oiseaux. "Il n'y a plus personne pour observer le vivant", regrette Philippe J. Dubois. La biologie moléculaire a raflé tous les crédits de la recherche. Et quand il s'agit aujourd'hui de surveiller et de connaître le comportement et les mouvements des insectes – ces importants vecteurs de maladies pour l'homme –, la phénologie des plantes – ces formidables indicateurs de l'état de santé de la planète –, ou l'évolution d'oiseaux qui prennent de plein fouet les bouleversements environnementaux, on en appelle à la bonne volonté publique. L'Observatoire des saisons, l'Observatoire des papillons des jardins, Phénoclim… grâce à Internet, chacun est aujourd'hui invité à faire la vigie de cette nature en danger.

 

Le programme de Suivi temporel des oiseaux communs mis en place il y a vingt ans met ainsi à contribution plus de 1 000 ornithologues amateurs, chacun étant chargé d'une parcelle de territoire à observer, noter, étudier au fil des ans selon des protocoles établis par une équipe de chercheurs. "Outre le déplacement significatif des populations d'oiseaux vers le nord, les résultats de ce suivi sont riches d'informations, constate Romain Julliard, le cheveu bouclé, 37 ans, biologiste de la conservation, qui est au Muséum national d'histoire naturelle un des responsables du programme.

 

On voit ainsi deux tendances se dégager : la première, c'est que d'une part les effectifs des espèces spécialistes – qu'elles soient agricoles, comme les perdrix, les linottes, ou les alouettes ; ou forestières comme les mésanges boréales et les pouillots – baissent au profit d'espèces généralistes comme le pigeon ramier… La seconde, c'est que les espèces habituellement situées au Nord dégringolent alors que celles ordinairement situées au Sud sont en hausse."

 

Sous un porche lépreux de l'honorable Muséum, rue Buffon à Paris, une plaque en cuivre qu'on a oublié de lustrer depuis longtemps indique : "Direction et service des bagues" et, au dessus, "Centre de recherches sur la biologie des populations d'oiseaux". C'est là que Romain Julliard et ses collègues officient au chevet de ces espèces en mutation. Bousculées par le climat, certes, mais pas uniquement.

 

L'urbanisation galopante, la disparition progressive des bois, des prés, des marais leur est une menace bien plus immédiate. Comme l'est l'empoisonnement des sols par les "intrants" – engrais et pesticides en tout genre. "L'équilibre naturel est une image d'Epinal, sourit avec indulgence Romain Julliard. En réalité, nous sommes dans des systèmes très dynamiques, et facilement déséquilibrés… Mais ce qui est rassurant, voyez-vous, quand on étudie les oiseaux, c'est de voir que les choses sont réversibles. Au Danemark, où l'on a largement diminué le recours aux engrais, les alouettes sont revenues…"

 

Alors que le soir envahit le Jardin des plantes, et que les pas des visiteurs s'allongent pour rejoindre les grilles du parc, les moineaux prennent possession des lieux. Romain Julliard ajuste ses lunettes avec l'index : "Nous avons été formés à une écologie de la restauration. Image d'un idéal perdu qu'on essaye de conserver, de maintenir. Ce n'est plus pertinent. Il est bien plus judicieux de penser à préserver la biodiversité du futur que de s'accrocher à celle du passé. Aujourd'hui l'enjeu est de trouver les outils qui nous permettront de vivre demain, quand il fera plus chaud ! Et certaines espèces d'oiseaux y jouent un rôle essentiel. Ne serait-ce que dans la pollinisation des plantes… Face aux mouvements extrêmes de la nature, les êtres vivants résistent en s'adaptant : à nous de nous assurer que nous leur avons bien laissé les moyens et l'espace de le faire."

 

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