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vendredi, 06 avril 2018

Chômage : point janvier 2018 (06 04 2018)

Question de sénateur et réponse ministérielle publiées le 16 février 2018 sur le site du Sénat (cliquer ici pour accéder au site du Sénat)

http://www.senat.fr/questions/base/2018/qSEQ18020216G.html

Question d'actualité au gouvernement n° 0216G de M. François Patriat (sénateur de la Côte-d'Or)

Il est de bon ton, lors des questions d'actualité au Gouvernement, de faire part à celui-ci de sujets d'inquiétude, de drames, de difficultés existant dans notre pays. Pour ma part, je souhaiterais poser une question au Gouvernement sur un sujet d'actualité qui intéresse tous les Français : celui de la valeur travail et du redressement de notre économie.


Ce matin, l'Institut national de la statistique et des études économiques, l'INSEE, a publié les chiffres relatifs au chômage… Le fait que la France compte 205 000 chômeurs de moins, que le taux de chômage s'élève à 8,6 % en métropole et à 8,9 % tous territoires confondus, montre que les efforts menés par les uns et les autres au cours des dernières années ont porté leurs fruits.

 
Je le dis sans triomphalisme et avec objectivité : le retour de la croissance, des décisions prises antérieurement, mais surtout des décisions prises par ce gouvernement pour restaurer la confiance ont permis de créer, dans ce pays, un climat favorable et une dynamique de redressement. Je pense aux mesures de simplification, aux mesures en faveur de l'apprentissage et de la formation, aux mesures qui, aujourd'hui, permettent à la fois aux salariés et aux entreprises de bénéficier de davantage de liberté.

 

Monsieur le Premier ministre, pensez-vous que cette pente qui, aujourd'hui, s'accentue se confirmera ? Les décisions futures du Gouvernement, avec les dix chantiers que nous allons avoir à aborder ici, permettront-elles à cette embellie de se poursuivre ?

 

Réponse du Premier ministre publiée dans le JO du Sénat du 16/02/2018 p. 1530

 


 

Monsieur Patriat, si les chiffres publiés ce matin avaient indiqué, au titre du dernier trimestre de 2017, non pas une diminution de 205 000 du nombre des chômeurs, mais une augmentation de même ampleur, il ne fait guère de doute que chacun ici aurait pris ces statistiques au sérieux et aurait tenu le Gouvernement responsable d'une telle évolution. Reconnaissez-le !

 

Ce matin, l'INSEE a donc publié les chiffres trimestriels du chômage au sens du Bureau international du travail, plus robustes dans leur présentation et leur définition que les chiffres mensuels, que le Gouvernement a décidé de s'abstenir de commenter.

 

Ces chiffres trimestriels montrent que le taux de chômage s'établit en France à 8,9 % de la population active. C'est là son plus bas niveau depuis 2009. Est-ce que je m'en réjouis ? Avant de répondre, je soulignerai que 8,9 % de la population active, cela correspond très exactement à 3 709 500 personnes. Il y a donc encore, dans notre pays, un peu plus de 3,7 millions de chômeurs…

 

Comment oserait-on se réjouir dans ces conditions ? Le chiffre s'améliore, cependant, de même que le taux d'emploi, autre indicateur important : tant mieux. En décembre dernier, le taux d'emploi s'établissait à 65,7 % dans notre pays : il n'avait jamais été aussi élevé depuis le début des années quatre-vingt. Peut-on s'en réjouir ? Oui, bien sûr. Le travail est-il fini ? Non, bien entendu.

Mesdames, messieurs les sénateurs, en la matière, nous voulons non pas célébrer une petite victoire – mais une victoire quand même –, sachant que la victoire a toujours mille pères, mais gagner la guerre contre le chômage de masse. Pour l'emporter durablement sur le chômage, nous devons attaquer sur tous les fronts. C'est ce que nous avons commencé à faire, sans rien renier de ce qui avait pu être accompli précédemment, quels que soient les gouvernements, mais en essayant d'apporter des réponses durables, le problème du chômage de masse étant depuis trop longtemps enraciné dans la réalité économique française.

 

Cela signifie modifier le code du travail, comme nous l'avons fait – je tiens à en remercier le Sénat –,  lorsque certaines de ses dispositions nous paraissent de nature à freiner les embauches dans notre pays.

Cela signifie transformer la fiscalité, quand elle nous paraît de nature à freiner les embauches dans notre pays.

 

Cela signifie améliorer, ô combien, le système de formation, pour que, depuis l'école primaire jusqu'à la formation professionnelle, en passant par le baccalauréat, l'accès à l'enseignement supérieur et l'apprentissage, nous puissions élever le niveau de compétences de nos concitoyens. En effet, chacun le sait, c'est par l'élévation du niveau de compétences que l'on peut réduire durablement le chômage.

 

Nous entendons donc agir massivement, dans tous les domaines, pour que la France puisse enfin rejoindre l'ensemble des pays qui ont un taux de chômage largement inférieur à celui qui prévaut encore chez elle !

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