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jeudi, 17 décembre 2015

Industrie automobile : redressement 2014 (17 12 2015)

L’industrie automobile : redressement de la production en 2014

Extraits  (hors tableaux et graphiques) d’une note d’analyse de Mme Elisabeth Rignols, division Industrie et Agriculture, publiée le 14 décembre 2015 sur le site de l’INSEE (cliquer ici pour accéder au site de l’INSEE)

http://www.insee.fr/fr/themes/document.asp?ref_id=if48.html

Résumé

En 2014, la production en volume de l’industrie automobile se redresse (+ 3 %) grâce à l’amélioration de la demande. Le commerce extérieur est également plus dynamique mais le déficit extérieur s’alourdit légèrement et atteint - 2,9 milliards d’euros en valeur. L’emploi salarié continue de diminuer. En 2013, l’industrie automobile réalise un chiffre d’affaires de 102 milliards d’euros et emploie 226 000 salariés. Il contribue pour 7 % à la valeur ajoutée de l’industrie manufacturière. Le taux de marge, bien qu’encore dégradé, s’améliore.

En 2014, redressement de la production…

 


 

En 2014, la production en volume de la branche automobile se redresse (+ 3 %) après deux années consécutives de baisse (- 16,4 % sur deux ans). Elle bénéficie du retournement à la hausse de l’investissement et des exportations et du quasi-arrêt du recul de la consommation des ménages. La production avait chuté lors de la crise de 2008-2009 (- 35,3 % sur deux ans), puis avait rebondi aux cours des deux années suivantes mais sans retrouver son niveau d’avant la crise. Au total, en 2014, elle a diminué de 30,5 % depuis 2007, soit beaucoup plus que la production de l’ensemble de l’industrie manufacturière (- 10,2 %).

… et des échanges extérieurs, mais léger creusement du déficit

En 2014, les échanges extérieurs de produits automobiles progressent, après avoir reculé au cours des deux années précédentes. Les exportations augmentent de 1,8 % en valeur (+ 1,3 % en volume). Elles sont en particulier soutenues par les ventes de véhicules automobiles vers l’Espagne. Dans ce pays, le plan d’aide au secteur automobile (prime à la casse) est prolongé et, plus largement, la consommation privée s’améliore. À l’inverse, les exportations d’équipements automobiles se contractent. Les importations de produits automobiles progressent plus vite que les exportations : + 2,7 % en valeur (+ 2,9 % en volume). Les achats de véhicules comme d’équipements sont en hausse.

Au total, le déficit du solde des échanges extérieurs des produits automobiles se creuse légèrement en 2014 (- 2,9 milliards €, après - 2,4 milliards en 2013 et en 2012) en raison de la réduction de l’excédent hors de l’Union européenne. En revanche, le déficit des échanges intra-européens de véhicules automobiles se réduit.

La baisse des effectifs salariés reste soutenue

En 2014, l’emploi salarié diminue, comme c’est le cas depuis 2005. Après avoir légèrement progressé au cours de la première moitié des années 2000, contrairement à l’emploi salarié manufacturier, les effectifs du secteur automobile baissent davantage que ceux de l’ensemble de l’industrie manufacturière. Ainsi, entre fin 2000 et fin 2014, l’industrie automobile a perdu 32 % de ses effectifs salariés (hors intérim), contre - 26 % dans l’industrie manufacturière ; depuis 2007, les réductions sont respectivement de 26 % et 15 %.

226 000 salariés et 102 milliards de chiffre d’affaires en 2013

En 2013, le secteur de l’industrie automobile compte 1 900 entreprises, emploie 226 000 salariés en équivalent temps plein (ETP), réalise un chiffre d’affaires total de 102 milliards d’euros et une valeur ajoutée de 15 milliards €. Il totalise 12 % du chiffre d’affaires et 7 % de la valeur ajoutée de toute l’industrie manufacturière avec 8 % de ses effectifs en ETP.

Les entreprises de 250 salariés ou plus du secteur automobile réalisent presque la totalité du chiffre d’affaires (91 %) et de la valeur ajoutée (85 %) du secteur et emploient 82 % de ses effectifs (ETP). Elles ne représentent cependant que 5 % de ses entreprises. La grande majorité (60 %) des entreprises du secteur emploient moins de 10 salariés (ETP). La prédominance des grandes entreprises est plus marquée que dans l’ensemble de l’industrie manufacturière. Les entreprises de 250 salariés ou plus n’y génèrent en effet que 58 % de la valeur ajoutée manufacturière et 48 % des emplois salariés.

La moitié de l’activité du secteur automobile est manufacturière : 48 % sont consacrés à la fabrication de véhicules automobiles, de carrosseries, de remorques (32 %) et d’équipements automobiles (16 %). Le commerce et la réparation d’automobiles et de motocycles représentent 44 % de l’activité du secteur.

Le taux de marge s’améliore en 2013

Le secteur automobile est beaucoup plus tourné vers l’extérieur que l’ensemble de l’industrie manufacturière : en 2013, 55 % de son chiffre d’affaires provient des exportations, contre 36 % pour l’ensemble manufacturier. Industrie lourde, le secteur automobile a également une plus forte intensité capitalistique, avec 273 000 € d’immobilisations corporelles par salarié en ETP (contre 163 000 € pour l’industrie manufacturière). En revanche, les frais de personnel par salarié en ETP sont proches de ceux de l’industrie manufacturière (respectivement 60 000 et 58 000 € en 2013).

En 2013, le taux de marge de l’industrie automobile s’améliore mais reste faiblement négatif : le surcroît des frais de personnel sur la valeur ajoutée se réduit. Les frais de personnel ont légèrement diminué en raison du recul des charges patronales dans le contexte de la mise en place du crédit d’impôt sur la compétitivité et l’emploi (CICE). La valeur ajoutée a augmenté. Après la crise de 2009, le taux de marge a vivement rebondi en 2010 avant de baisser en 2011 et devenir négatif en 2012.

Le taux d’investissement (corporel) a diminué pour atteindre 18 % en 2013, après 23 % en 2012, sous les effets de la hausse de la valeur ajoutée et d’une baisse des investissements. Le taux d’autofinancement est de 3 %.

Définitions

L’industrie automobile correspond à la division 29 de la nomenclature NAF rév.2. Elle comprend la fabrication de véhicules automobiles, la fabrication de remorques et de semi-remorques et la fabrication d’équipements automobiles.

Le solde des échanges extérieurs (CAF/FAB) retracé dans les comptes nationaux est la différence entre la valeur des exportations FAB et celle des importations CAF.

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