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vendredi, 26 décembre 2014

Courses : pratiques (3/3) (26 12 2014)


Élaborés à partir de l’enquête sectorielle annuelle (ESA), en cohérence avec les données de la comptabilité nationale, les comptes du commerce constituent la source de référence pour la mesure des ventes au détail réalisées par les entreprises, leur répartition par secteur d’activité et par forme de vente.

Les comptes du commerce et l’enquête Budget de famille (BDF) ne coïncident pas toujours dans leur évaluation du poids des différentes formes de vente. Des différences de concept et de champ expliquent la majeure partie des écarts :

- les comptes ne couvrent que les ventes des entreprises françaises, l’enquête BDF considère tous les lieux d’achat fréquentés par les ménages (en France où à l’étranger), entraînant ainsi des différences d’estimation, par exemple quand les ventes sont effectuées par des sites Internet de firmes étrangères accessibles en France ;

- à l’inverse, l’enquête ne mesure que les dépenses des ménages résidant en France, tandis que les comptes enregistrent les ventes, quel que soit le lieu de résidence de l’acheteur ;

- pour classer les magasins, la nomenclature officielle NAF (utilisant notamment les surfaces de vente) adoptée par les comptes du commerce diffère de celle retenue par l’enquête BDF. Par exemple, dans l’enquête BDF les magasins hard discount constituent une catégorie particulière au sein des grandes surfaces ; dans les comptes, ils sont classés en supérettes ou en supermarchés selon leur superficie.

Pour les produits alimentaires et les biens durables, les comptes du commerce et l’enquête BDF répartissent les dépenses des ménages entre formes de vente de façon très comparable. Les écarts entre les deux sources concernent principalement deux secteurs : les vêtements et les biens culturels. Dans le premier, les ménages ne semblent pas toujours bien distinguer leurs achats en grandes surfaces alimentaires et ceux réalisés en magasins spécialisés. Dans le second, les ménages ont tendance à déclarer certains achats en magasins spécialisés, alors qu’ils ont été réalisés sur le site Internet de l’enseigne.

Cependant, pour les vêtements comme pour les biens culturels, les deux sources hiérarchisent de la même façon les formes de ventes selon leur poids dans les dépenses.

 

Lieux d’achat des ménages d’outre-mer

Les ménages des départements d’outre-mer (DOM, hors Mayotte) ne fréquentent pas toujours les mêmes lieux d’achat que les métropolitains. Dans leur ensemble, les grandes surfaces alimentaires sont autant fréquentées par les Domiens que par les métropolitains. Néanmoins, les ménages d’outre-mer réalisent moins souvent leurs achats alimentaires dans les supermarchés (17 %). Les Réunionnais fréquentent davantage les hypermarchés, les autres habitants des DOM plus souvent les hard-discount. Les Domiens privilégient également les petites et moyennes surfaces alimentaires (10 %), ainsi que les marchés (9 %). Pour l’habillement et les biens durables, ils dépensent moins dans les grandes surfaces alimentaires et plus dans les magasins spécialisés et les grands magasins non spécialisés. Ces différences reflètent un tissu commercial spécifique aux DOM : la densité de supermarchés par habitant y est plus faible qu’en métropole, mais celle des petites et moyennes surfaces alimentaires et des commerces de détail spécialisés y est plus élevée.

 

L’essor d’Internet est moins prononcé dans les DOM qu’en métropole avec une part des dépenses deux fois moins importante pour l’habillement et les biens culturels, et cinq fois moins importante pour les biens durables. Cependant, depuis 2006, les achats en ligne ont progressé dans les DOM, principalement pour les biens culturels (+ 5 points).

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