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mercredi, 06 août 2014

Les dépenses des touristes en France (3/3) (06 08 2014)


 

Les dépenses de restauration vont souvent de pair avec les séjours à l’hôtel. En 2011, en France métropolitaine, elles représentent 12 % de la consommation des touristes. Elles sont particulièrement importantes en Île-de-France, en Paca, mais aussi en Alsace, Lorraine et Nord-Pas-de-Calais. Dans ces régions, leur poids varie de 14 % à 17 %. À l’inverse, les achats d’aliments et de boissons sont relativement plus importants là où l’on privilégie gîtes, locations et résidences secondaires, comme en Auvergne et en Poitou-Charentes. Dans ces deux régions, 10 % de la consommation touristique est consacrée aux achats d’aliments et de boissons, soit 4 points de plus que la moyenne métropolitaine.

En 2011, les dépenses liées aux activités sportives, culturelles et de loisirs représentent en moyenne 6 % de la consommation touristique. Ces dépenses pèsent davantage en Normandie, Nord - Pas-de-Calais, Lorraine et Rhône-Alpes. Au total, plus de la moitié de ces dépenses proviennent des stations de ski en Rhône-Alpes et des casinos dans les autres régions.

Le tourisme, prépondérant dans l’économie des régions méditerranéennes

En 2011, la consommation touristique intérieure représente 7,2 % du produit intérieur brut (PIB) métropolitain. Son poids dans l’économie régionale est beaucoup plus important dans le Sud-Est, atteignant 31 % du PIB en Corse et 13 % en Paca et en Languedoc-Roussillon. En revanche, en Rhône-Alpes (9 %) et en Île-de-France (6 %), le tourisme n’est qu’une composante parmi d’autres du dynamisme économique. Enfin, dans le Nord-Est, le tourisme représente moins de 5 % du PIB régional.

Encadrés

La France, un des pays majeurs du tourisme dans le monde

La France capte naturellement une grande partie du tourisme de loisir ou d’affaires de ses résidents. Selon la direction générale de la Compétitivité, de l’Industrie et des Services (DGCIS), les Français effectuent leurs voyages neuf fois sur dix en France.

La France est aussi une destination de tout premier plan pour les étrangers. Elle est le premier pays d’accueil des touristes étrangers selon l’Organisation mondiale du tourisme (OMT). Avec 83 millions d’arrivées de touristes dont certains en transit vers l’Europe du Sud, elle représente 8 % des arrivées mondiales en 2012. C’est le troisième pays pour les recettes derrière les États-Unis et l’Espagne avec 5 % des recettes du tourisme international. Le tourisme contribue positivement au solde des échanges extérieurs de la France. Cet excédent est passé de 9,8 à 11,7 milliards d’euros de 2005 à 2007. Il s’est ensuite tassé sous l’effet de la crise économique, mais est remonté à 7,1 milliards en 2011, puis à 11,3 milliards en données provisoires sur 2012.

L’hôtellerie, une activité qui investit

En 2011, les entreprises régionales de l’hôtellerie ont consacré en moyenne 28 % de leur valeur ajoutée à l’investissement, soit à peu près autant qu’en 2009 et 2010. L’effort d’investissement est sur ces trois années particulièrement important en Corse, une région où les établissements sont orientés dans le milieu et le haut de gamme. Le taux d’investissement de l’hôtellerie atteint ainsi 44 % dans l’île, mais aussi 35 % en Rhône-Alpes, ainsi que 33 % en Poitou-Charentes et en Alsace.

Le taux d’investissement de l’hôtellerie est élevé en comparaison avec les autres secteurs économiques : sur le champ des entreprises régionales, il est de 23 % pour l’ensemble des entreprises industrielles, 15 % dans le commerce ou 10 % dans la construction. Ceci est en grande partie lié à la nature de l’activité de l’hôtellerie, qui nécessite de forts investissements. Le taux d’autofinancement des entreprises régionales de l’hôtellerie a atteint 79 % en 2011, ce qui atteste des capacités des entreprises à financer elles-mêmes une grosse partie de leurs investissements. Les entreprises régionales de l’hôtellerie mobilisent un capital important, en moyenne 162 000 euros par salarié en équivalent temps plein (ETP) en 2011.

Les immobilisations sont plus élevées en Île-de-France qu’en province. Le taux de marge, qui rapporte l’excédent brut d’exploitation à la valeur ajoutée, est en moyenne de 26 % en 2011. Cet indicateur du partage de la valeur ajoutée entre salaires et profits varie selon les régions. Il est d’autant plus fort que le stock de capital est important, comme en Île-de-France, en Corse, mais aussi en Basse-Normandie.

 

La rentabilité économique des entreprises régionales de l’hôtellerie, qui mesure la profitabilité du capital d’exploitation hors flux financiers, atteint 7 % en moyenne nationale en 2011, variant de 6 % en Nord - Pas-de-Calais, Poitou-Charentes, Midi-Pyrénées et en Provence - Alpes - Côte d’Azur à 10 % en Basse-Normandie et en Franche-Comté. C’est peu en regard de nombreux autres secteurs économiques, bien moins que pour les entreprises de la restauration, et à peu près autant que pour les entreprises industrielles ou du transport et de l’entreposage. Mais la rentabilité des hôtels doit s’apprécier sur une longue période.

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