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samedi, 26 octobre 2013

France : 15 millions de grands-parents (3/3) (26 10 2013)


Plus on a de frères et sœurs, plus on a d’enfants, puis de petits-enfants

Plus on a eu de frères et sœurs, plus les chances de devenir grand-parent augmentent. Ainsi, parmi les personnes âgées de 75 ans ou plus, la proportion de grands-parents varie de 74 % chez les enfants uniques à 83 % chez ceux issus d’une famille de cinq enfants ou plus. De même, le nombre moyen de petits-enfants augmente avec la taille de la fratrie des grands-parents. Parmi les grands-parents, le nombre moyen de petits-enfants varie de 4,5 pour ceux qui étaient enfants uniques à 5,9 pour ceux issus d’une famille de 5 enfants ou plus.

De fait, à âge, diplôme par sexe, région de naissance et situation vis-à-vis de l’immigration comparables, les enfants uniques ont moins de chance de devenir parent que les personnes qui ont eu un frère ou une sœur, qui en ont eux-mêmes moins que celles issues d’une famille très nombreuse. Et parmi les personnes devenues parents, celles issues d’une famille nombreuse ont un peu plus d’enfants que les autres. Ainsi, parce que la fécondité des parents influence celle des enfants, plus on a de frères et sœurs, plus on a d’enfants, puis de petits-enfants.

Les immigrés : autant de grands-parents, mais plus de petits-enfants

Les immigrés deviennent aussi souvent grands-parents que les non-immigrés. En revanche, ils se distinguent par le nombre de leurs petits-enfants. Lorsqu’ils sont grands-parents, ils ont 6,2 petits-enfants en moyenne, soit 1,1 de plus que les non-immigrés. Cet écart s’explique par leur propre fécondité et non par celle de leurs enfants. Parmi les 75 ans ou plus devenus grands-parents, les immigrés ont eu en moyenne 3,5 enfants, soit 0,7 enfant de plus que les non-immigrés. Cette plus grande fécondité est à mettre en regard notamment avec leurs diplômes moins élevés. La fécondité des descendants d’immigrés est, quant à elle, proche de celle des non-immigrés.

Encadré

Du point de vue des petits-enfants

Il est plus fréquent de connaître ses grand-mères que ses grands-pères, celles-ci vivant plus longtemps et étant en moyenne plus jeunes que leur conjoint. Par ailleurs, les grands-parents maternels sont plus souvent en vie à la naissance de leurs petits-enfants que les grands-parents paternels, les mères étant en moyenne plus jeunes que les pères(graphique). À leur naissance en 2010, 19 % des enfants avaient déjà perdu leur grand-père paternel. Ils sont 14 % à n’avoir jamais connu leur grand-père maternel, 8 % leur grand-mère paternelle et 6 % leur grand-mère maternelle. Le décès des grands-parents intervient sur une longue période, puisque certains naissent sans grands-parents, alors qu’à 40 ans, 21 % des personnes, dont la mère est en vie, ont encore leur grand-mère maternelle. À 15 ans, un enfant sur cinq a perdu sa grand-mère maternelle et un sur deux son grand-père paternel. À 30 ans, la moitié n’ont plus leur grand-mère maternelle et quatre sur cinq leur grand-père paternel.

Les aînés sont bien sûr plus nombreux à avoir leurs grands-parents en vie à âge donné. À la naissance, 15 % des aînés n’ont plus leur grand-père paternel, contre 24 % des enfants de rang 3. À 30 ans, 42 % des aînés ont perdu leur grand-mère maternelle, contre 50 % des enfants de rang 2 et 61 % des enfants de rang 3.

 

Les enfants de diplômés sont confrontés plus tard à la mort de leurs grands-parents. Par exemple, à 15 ans, seulement 43 % des enfants dont le père est bachelier ou diplômé du supérieur ont perdu leur grand-père paternel, contre 62 % des enfants dont le père n’est pas diplômé. Les grands-parents de ces enfants ont une espérance de vie supérieure, ce qui leur permet de connaître plus longtemps leurs petits-enfants.

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