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vendredi, 29 mars 2013

Economie mondiale : conjoncture mars 2013 (4/4) (29 03 2013)

 

Nous publions en 4 volets (les 26, 27, 28 et 29 mars) des Extraits (Résumé et vue d’ensemble) d’une note de conjoncture publiée le mars 2013 sur le site de l’INSEE (cliquer ici pour accéder au site de l’INSEE)

http://www.insee.fr/fr/themes/theme.asp?theme=17&sous...

Note de conjoncture, mars 2013 : Éclaircie mondiale, l’Europe encore dans l'ombre

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Le repli de la production manufacturière s'atténuerait au premier semestre 2013

Au total, l’activité serait atone en France au 1er semestre 2013 (0,0 % au 1er trimestre et +0,1 % au 2e). La production manufacturière se replierait au 1er trimestre 2013 (-0,7 %), et encore légèrement au 2e trimestre 2013 (-0,2 %). La production de services marchands hors commerce progresserait seulement faiblement (+0,1 % par trimestre) et l’activité dans la construction continuerait de se replier nettement (-0,7 % au 1er trimestre 2013 puis -0,6 % au 2e). La demande intérieure serait en effet faible tout au long du semestre. En revanche, la contribution du commerce extérieur à la croissance serait très légèrement positive.

L’emploi marchand en fort repli

L’emploi marchand s’est replié au quatrième trimestre 2012 dans tous les secteurs (-45 000). Avec la faiblesse de l’activité, la situation sur le marché du travail continuerait de se détériorer d’ici juin 2013 et 74 000 postes seraient supprimés. Le retour des gains de productivité vers leur rythme d’avant-crise, amorcé depuis fin 2011, pèserait sur l’emploi, mais la baisse de l’emploi marchand serait quelque peu atténuée par les premiers effets du crédit d’impôt pour la compétitivité et l’emploi (CICE).

Le taux de chômage atteindrait 11,0 % mi-2013

 


 

La baisse de l’emploi total serait plus faible que celle de l’emploi marchand du fait de l’augmentation du nombre de bénéficiaires d’emplois aidés, notamment des emplois d’avenir, au 1er semestre (+37 000). La hausse du chômage se poursuivrait néanmoins : après s’être établi à 10,6 % de la population active au 4e trimestre 2012 (10,2 % en France métropolitaine), le taux de chômage atteindrait 11,0 % mi-2013 (10,6 % en France métropolitaine).

L’inflation à un niveau faible

Le niveau élevé du chômage et le degré limité d’utilisation des capacités productives continueraient de limiter les pressions inflationnistes, même si la progression des prix alimentaires serait soutenue par les hausses des prix des matières premières intervenues depuis début 2012. En outre, avec la stabilisation du prix du Brent autour de 110 $, les prix énergétiques progresseraient peu. Au total, l’inflation d’ensemble s’établirait à 1,2 % en juin 2013.

Les revenus d’activité continueraient de ralentir

La progression des salaires serait limitée car la dégradation du marché du travail pèse sur les négociations salariales. En outre, la baisse de l’inflation en 2012 se transmettrait progressivement aux salaires : les salaires nominaux ralentiraient et les gains de salaires réels seraient nuls au premier semestre 2013

Le pouvoir d’achat rebondirait au premier semestre 2013...

Malgré la faiblesse de la progression des revenus d’activité, le pouvoir d’achat rebondirait au 1er semestre 2013 (+0,6 % au 1er trimestre 2013 puis -0,1 % au 2e trimestre après -0,7 % au 4e trimestre 2012). Ce rebond, temporaire, serait la conséquence du calendrier de perception des impôts.

... car les montants d’impôts acquittés baisseraient en début d’année

En effet, les nouvelles mesures prévues par le projet de Loi de Finances pour 2013 induisent une hausse des prélèvements en 2013 de l’ordre de 1 point de revenu des ménages sur l’année, une ampleur comparable à 2012. Mais, en 2012, les hausses d’impôts ont affecté le revenu des ménages essentiellement au second semestre de l’année, ce qui serait à nouveau le cas en 2013. Dès lors, les montants d’impôts acquittés par les ménages au premier semestre 2013 seraient inférieurs aux montants payés fin 2012, au moment des régularisations de fin d’année.

Un profil heurté du taux d’épargne

Les ménages tendent en général à lisser les conséquences de ces à-coups du pouvoir d’achat sur leurs dépenses de consommation et le taux d’épargne connaît donc des évolutions heurtées. Ainsi, au 2e semestre 2012, alors que le pouvoir d’achat a reculé, les dépenses de consommation ont continué de progresser et le taux d’épargne aurait perdu 0,9 point entre le 2e et le 4e trimestre pour descendre à 15,5 %. Inversement, le rebond du pouvoir d’achat début 2013 se traduirait par une hausse du taux d’épargne. Celle-ci resterait néanmoins limitée et le taux d’épargne s’établirait à 15,8 % mi-2013, un niveau inférieur de 0,6 point au niveau atteint un an auparavant, car les hausses d’impôts en 2012 et 2013 affecteraient en majorité des revenus qui sont en général épargnés à court terme.

Stagnation des dépenses de consommation

La consommation des ménages connaîtrait donc des évolutions trimestrielles beaucoup moins heurtées que le pouvoir d’achat. Avec le durcissement du malus sur les émissions de CO2 au 1er janvier 2013 et par contrecoup de certains achats anticipés en décembre 2012, les dépenses en automobiles seraient toutefois en net repli au premier trimestre 2013 et la consommation de produits manufacturés reculerait ainsi en début d’année (-0,7 %) avant de se stabiliser au deuxième trimestre (+0,2 %). Les dépenses en services marchands continueraient de progresser sur un rythme modeste (+0,2 %) et, au total, la consommation des ménages marquerait le pas au premier trimestre 2013 (0,0 %) puis progresserait faiblement au deuxième trimestre (+0,1 %).

Le bâtiment ne va pas

En raison du faible niveau des mises en chantier de logements individuels et collectifs depuis début 2012, l’investissement dans le bâtiment, encore en légère progression en début d’année, a cédé au 4e trimestre 2012. Ce repli se poursuivrait au 1er semestre 2013, la reprise des mises en chantier des logements collectifs fin 2012 ne produisant ses effets qu’à compter du 2e semestre.

L’investissement des entreprises reculerait de nouveau

L’investissement des entreprises non financières continuerait de baisser au premier semestre 2013 (-0,5 % par trimestre). Le contexte serait peu propice à l’expansion des capacités productives : les perspectives d’activité sont dégradées et le taux d’utilisation des capacités se replie. Le taux d’investissement des entreprises non financières s’établirait à 18,1 % au 2e trimestre 2013, significativement plus bas que le pic à 18,9 % atteint au 4e trimestre 2011.

Épargne des ménages

La prévision suppose que, au-delà des à-coups au trimestre le trimestre, le taux d’épargne serait sur une tendance baissière. Si les incertitudes inhabituellement fortes qui entourent les perspectives à moyen terme de revenu, du fait de la crise, poussaient les ménages à un surcroît de prudence, alors les dépenses des ménages et donc l’activité en France en seraient affaiblies.

Finances publiques américaines

Aux États-Unis, la progression de la demande privée serait un facteur fort de résistance de l’activité. En revanche, les incertitudes sont plus importantes sur l’orientation de la politique budgétaire, notamment s’agissant de la mise en œuvre des coupes automatiques dans la dépense publique et des négociations relatives au plafond de la dette prévues en mai 2013.

Prix du pétrole

La prévision retient l’hypothèse d’une stabilisation du prix du pétrole autour de 110 $ le baril de Brent. Les perspectives de l’offre et de la demande début 2013 pourraient néanmoins conduire à un affaiblissement du prix du pétrole. D’une part, la demande serait en recul du fait à la fois des évolutions saisonnières habituelles et de la faiblesse de la demande en Europe. D’autre part, les pays de l’Opep auraient des marges d’augmentation de leur production.

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