« crise financière et épargne (08 10 2008) | Page d'accueil | projet loi finances sécu et seniors (10 10 2008) »
jeudi, 09 octobre 2008
ARS et dépendance
Article de Mme Mathilde Fenestraz, lu le 7 octobre 2008 sur le site SENIORSCOPIE (cliquer ici pour accéder au texte original)
http://seniorscopie.com/articles/prise-en-charge-de-la-de...
La mise en place des Agences régionales de santé a pour objectif de rationaliser la distribution des soins. Les dépenses françaises de santé sont élevées pour des résultats mitigés. Dans le domaine senior, le regroupement des intervenants sous l'égide des ARS permettra d'offrir à la fois une palette complète de soins et le service d'un interlocuteur unique. Reste toutefois à financer les ARS, alors même que le plan Alzheimer reste lacunaire sur ce point.
En matière de santé, et parmi ses voisins européens, la France est en retard. Si les dépenses de santé sont très élevées, les résultats ne sont pas à la hauteur. Ainsi, selon le rapport Ritter, la mortalité évitable se monte à 100 000 personnes par an. Face à ce paradoxe, la création des Agences régionales de santé (ARS) permettrait la simplification des démarches et une meilleure utilisation du financement public.
Mardi 23 septembre, le groupe 5ème risque, regroupant des jeunes professionnels réfléchissant à la problématique de la dépendance, a organisé une conférence-débat. Le Dr Préel, député de Vendée, et M Champvert, président de l'Association des directeurs d'établissements d'hébergement pour personnes âgées (ADEHPA), ont été conviés à l'Institut supérieur de management public et politique. Bien que le texte n'ait pas encore été présenté aux députés, les craintes des professionnels s'élèvent déjà.
Pour les seniors, la mise en place des ARS permettra la simplification des démarches. L'interlocuteur sera unique. La mise en place des ARS sonne le glas des agences et institutions telles que les Agences régionales hospitalière (ARH), les Unions régionales des caisses d'assurance maladie (Urcam) ou le Groupement régional de santé publique (GRSP). Le but de ces ARS est de permettre l'orientation du patient par un interlocuteur unique. Comme le précise le Dr Préel, "la superposition des agences de santé et le chevauchement des missions rend compliqué l'accès à des soins adaptés à chacun."
Mortalité : réduire les inégalités sociales et géographiques
L'échelle régionale apparaît comme la plus apte à répondre aux inégalités sociales et géographiques de l'accès aux soins. A titre illustratif, dans le Nord-Pas de-Calais, le taux de décès avant 65 ans est de moitié supérieur à celui des régions Midi-Pyrénées ou Rhône-Alpes. L'espérance de vie des hommes y est donc de cinq ans inférieure à celle constatée en Ile-de-France. L'échelle régionale permet une réelle proximité pour la prise en compte des situations particulières de chacun et, offre, dans le même temps, l'existence d'une palette de services complets.
Sur le plan financier, les ARS ne changeront pas grand chose pour les utilisateurs de base. Cependant, elles permettront d'utiliser au mieux les enveloppes allouées au secteur de la santé. Rappelons que le niveau de nos dépenses de santé est très élevé (environ 11% du PIB). La France est, après les Etats-Unis et la Suisse, le troisième pays au monde dépensant le plus pour sa santé, alors même que l'état de santé de notre pays n'est pas le meilleur.
Les craintes des spécialistes de la santé sont grandes. Pascal Champvert rappelle encore que si le plan Alzheimer est une très bonne chose, il n'existe encore aucun fonds pour le financer. Il ne faudrait pas que les ARS subissent le même sort.
00:15 Publié dans autonomie / dépendance , santé , société, cadre de vie | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
Commentaires
Je trouve que toutes les maladies Neuro doivent se trouver sur la meme ligne que l ALZHEIMER. Jesuis atteinte de la Parkinson, la biermer et la liste est longue de mes difficulte de sante.
que faire avec une retraite de 600E quand vous etes seuls . J ai travaille les 24 dernieres annees dans le secteur Public comme assistante maternelle en creche familiale et comme assistante familiale avec l ASE. J ai cotise , j ai payé les charges et j ai meme payé des impots sur salaires car mes revenus depasses le plafond donc des salaires importants et pourquoi JE N AIS QUE 600E DE RETRAIRE?
600E
Ecrit par : LABICHI | vendredi, 31 octobre 2008